Des chercheurs français ont découvert une protéine présente dans le cerveau qui serait responsable de la perte de mémoire liée au vieillissement.
Epines dendritiques d'un neurone d'une souris transgénique visualisées grâce à une coloration argentique.© A. Auffret.
Les chercheurs ont étudié le rôle de la préséniline 1, dont la mutation est impliquée dans les formes génétiques de la maladie d'Alzheimer qui touchent des personnes relativement jeunes. Ils ont travaillé sur des souris dotées de la protéine mutée mais dans leur étude, la surprise est venue des souris qui exprime la préséniline 1 normale (non mutée) et qui devaient au départ servir de témoins.
Les chercheurs ont montré qu'une surproduction de préséniline 1 entraîne, avec l'âge, des anomalies de la plasticité synaptique et donc de la mémoire. Pour cela, ils ont à la fois mesuré l'efficacité de la transmission de l'influx nerveux et compté le nombre d'épines dendritiques, des structures localisées sur le prolongement des neurones, où se forment les synapses.
Ces résultats inattendus, qui sont publiés dans le Journal of neurosciences, suggèrent que la préseniline 1 aurait une action neurotoxique. Or, des études récentes montrent que dans le cerveau des personnes âgées, qu'elles soient ou non atteintes de la maladie d'Alzheimer, le taux de préséniline 1 augmente. Ainsi, lors du vieillissement, la préséniline 1 serait responsable de l'atteinte des fonctions cognitives liées à la mémoire.
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